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L'éditorial du Directeur

La décision de la Commission d’agrément des écoles d’ostéopathie de ne pas renouveler notre agrément dans le cadre des nouveaux décrets de décembre 2014 nous a  peinés, révoltés et les semaines que nous venons de vivre nous laissent un goût amer ; nous ne sommes néanmoins pas surpris car nous savons d’expérience  à quel point les règles d’attribution sont biaisées.
Cet agrément nous est refusé pour des motifs erronés et des éléments subjectifs d’interprétation. Et cette affirmation, que nous faisons avec force, est corroborée  par le Conseil d’Etat lui-même ; il vient de statuer à la demande d’une Ecole qui a perdu son agrément ; il  a éprouvé "un doute sérieux sur la validité des motifs avancés par l’administration pour justifier le refus d’agrément",  a également estimé en audience publique que "son approche du dossier -celle du ministère- était traditionnelle et peu moderne" et a déploré "une démarche scolaire et répressive, sans aucune concertation. Il n’y a eu aucune procédure contradictoire dans cette affaire". Le Conseil d’Etat a donc suspendu l’exécution du refus d’agrément et enjoint aux services du ministère de réexaminer avant un mois la demande d’agrément de cette Ecole.

 La MTM a exercé un recours auprès du Tribunal administratif  qui avait pour objectif de contraindre le ministère, dans un laps de temps défini, à revoir notre dossier, car celui-ci  nous paraissait et nous parait toujours conforme à l’obtention du nouvel agrément.
Il a été rejeté avec rapidité ce qui nous a néanmoins évité le pourvoi en cassation que le Ministère n’aurait pas manqué de faire. Nous n’avons pas souhaité faire un recours au Conseil d’Etat, trop onéreux.  

Malgré ces deux injustices criantes, dénoncées avec force par nos élèves, nos anciens élèves ( à qui nous voulons rendre hommage ici pour leur mobilisation) et même les patients que nous suivons,  nous allons redéposer une demande qui nous  permettra d’obtenir un nouvel agrément pour la rentrée 2016. ;  il est impensable  que la plus ancienne des écoles d’enseignement ostéopathique en France et la plus appréciée des Kinésithérapeutes n’obtienne pas gain de cause.

Nous ne pouvons évidemment que déplorer que cet agrément ne soit pas attribué sur les critères de qualité de notre enseignement et que la concertation sans procédure contradictoire n’ait pas été voulue par le Ministère ; nous étions à la disposition des membres de  la Commission pour leur faire visiter notre Ecole, les moyens mis en œuvre pour que la formation se passe dans les meilleures conditions...

André BENICHOU

PS : vos messages de soutien seront les bienvenus